PILI BUSS GIL, école de danse flamenco, fuente flamenco, à Monthey
Interview réalisée en juin 05, photos extraites du spectacle de Nueva Generacion, en avril 05.
D'autres photos réalisées au petit théâtre de la Vièze sont disponibles sous la rubrique ....portraits
.
2ème présentation dans cette série dédiée aux artistes de notre région, Pili Buss Gil, qui dirige une école de danse flamenco à Monthey, et à Fribourg où elle vit actuellement.
Pili est née à Monthey, son père étant originaire d'Andalousie (la patrie du flamenco) et sa mère de León, tout proche de la Galicie (au nord de l'Espagne). Son enfance, bercée par les musiques traditionnelles espagnoles de ses parents, se passe à Monthey et à l'adolescence, elle apprend la flûte traversière, et suit les entraînements de Yoseikan budo pendant 10 ans. Puis, des études pour devenir infirmière, et la rencontre avec un médecin allemand, devinez la suite.... et 2 enfants font actuellement le bonheur de cette famille.
.
.
Parcours
Tout commence à l'âge de 12 ans, en faisant partie du groupe espagnol de la région nueva generacion, avec ses frères. Ce groupe fait du théâtre, avec des chants folkloriques inclus dans leur spectacle. Avec quelques copines, elles s'occupent de la danse, mais plutôt improvisée, et plus axée sur les mouvements modernes, et pas flamenco.
Le guitariste du groupe à cette époque, en 81, était un passionné de flamenco, et deux filles du groupe savaient le danser, mais Pili ne s'intéressait pas beaucoup à cette musique qu'elle devait supporter pendant la durée des voyages qui emmenaient toute la famille en vacances chaque été. Mais qui s'imprégnait insidieusement dans son esprit au fil des ans. Donc à cette époque, le plaisir de danser, de s'amuser en préparant les spectacles du groupe était suffisant. Il lui arriva même d'utiliser des bribes de katas du yoseikan pour quelques spectacles.
.
.
A 13 ans, lors des vacances suivantes en Espagne, la mode était aux robes noires avec des volants fluorescents. Et là, c'est le flash ! Pas pour la musique et la danse, mais pour l'habit lui-même. Ses parents furent d'accords de lui en offrir une, bien sûr à la condition de savoir danser. L'envie de la robe fut assez forte pour qu'elle s'inscrive immédiatement à des cours de danse, à l'académie de Malaga (Andalousie), et y aprend ses premières sévillanes. Voyant le résultat, la robe étant quand même un peu chère, ce fut une jupe du plus bel effet qui revint en Suisse avec la famille. Ce fut le point de départ de sa passion pour la danse.
De retour en Suisse, elle se met à copier les danseurs et danseuses qu'elle voit à la télé, à agiter ses volants régulièrement. Et chaque été ses parents lui offre des cours de danse pendant les vacances, plusieurs années de suite.
Et plus elle apprenait, plus la flamme grandissait en elle pour devenir une vraie passion. Progressivement, le fait de retransmettre à ses copines du groupe ce qu'elle apprenait en Espagne a fait évoluer le groupe vers le flamenco.
Puis elle rencontre son mari et va vivre 5 ans en Allemagne. Avec une académie de flamenco sur place, c'est presque l'impression de vivre en Espagne. Beaucoup d'heures de travail, de spectacles, de rencontres importantes (des idoles de jeunesse parfois) des grands danseurs et danseuses venus y faire des stages. Une expérience qu'elle qualifie de magique.
De retour en Suisse, son rêve de gosse d'être prof d'école n'ayant pas abouti, c'est presque instinctivement qu'elle se met à enseigner la danse flamenco à Monthey et Fribourg. Elle adore enseigner, transmettre, et le contact avec les élèves. Echanger est une grande satisfaction pour elle, et lui procure un plaisir intense qui l'aide à vivre.
.
.
Flamenco
Chaque région d'Andalousie a sa propre danse, le flamenco étant le nom général. Mais les danses se nomment : sévillanes, siguiriyas, bulerias, rumbas, tangos, fandangos... Les premières danses enseignées sont souvent les sevillanes, qui permettent d'apprendre à coordonner les mouvements du corps, de la tête, des bras et des pieds.
Les robes, les attitudes, les mouvements typiques des mains et les zapateados (le jeu des pieds à la manière des claquettes) font l'univers de la danse flamenca, qui malgré ses codes et ses mouvements étudiés, rest assez improvisée, à la façon des chanteurs de flamenco pur, qui partaient en improvisation sur les accords de guitares.
Et chez elle, la musique qui remplit son espace de vie est principalement le flamenco, et la musique classique qu'affectionne son mari, par ailleurs violoncelliste. Et la cuisne est son lieu de prédilection pour les pas de danse qu'elle partage déjà avec sa puce de 2 ans 1/2, Laeticia. Mais rassurez-vous, en dessous ce sont les caves.
.
En automne 2007, elle délègue les cours de Monthey à Romina Schneider, qui enseignera donc à l'école Fuente flamenco de Monthey. Tél. de Romina : 079 787 78 12