Née à Monthey en 1979. A 8 ans, elle vit sa première expérience comme actrice principale d’un film de Anne Theurillat. Elle suit des cours de théâtre jusqu’à 13 ans, puis fait des études universitaire. Elle se retrouve ensuite professeur au cycle d’orientation de Monthey.
En décembre 2006, elle suit un stage aux cours Florent de Paris, à la suite duquel les profs lui confirment que sa place au sein de l’école lui est acquise. Elle s’inscrit donc aux cours de cette prestigieuse école parisienne, dès 2007 en s’installant sur place, pour une formation de comédienne, dont elle sort diplômée en juin 2010.
Alors que son idée première pour le stage, était d’aller y puiser des idées pour le cours d’atelier d’expression orale et artistique qu’elle animait au cycle d’orientation.
Pour son examen final, avec des complices de l’école, ils présentent une pièce d’un auteur contemporain, Pierre Notte, qui leur vaut d’être primés. Cette pièce sera d’ailleurs rejouée en octobre de la même année, par cette jeune compagnie.
Ensuite, dès septembre 2010, elle devient l’assistante d’un professeur de l’école, Christian Croset. C’est une année où elle avoue avoir beaucoup appris, car elle devait poser un nouveau regard sur le métier de comédien, et savoir aiguiller les élèves, les mettre en scène, et parler de rôles auxquels elle ne s'était jamais confrontée. Tout en poursuivant sa carrière d’actrice, notamment sur les planches avec la troupe Simone et Compagnie, qu’elle a créé avec 6 autres comédiens sortis comme elle des cours Florent.
Grâce au soutien indéfectible de ses parents et de son ami, autant moral que financier, sa vie parisienne peut se dérouler sans trop de soucis, mais avec quelques sacrifices, qui pour elle ne sont qu’un choix de vie. Faire ce que l’on aime rapporte tellement de satisfactions, dont un des aspects les plus agréables, reste le fait de pouvoir vivre dans la ville lumière.
Elle déborde de projets de théâtre, et rêve toujours de cinéma. Beaucoup de travail, une volonté et une foi qui restent le moteur de tout rêve d’artiste, d’autant plus dans une ville comme Paris, où la concurrence est féroce, où tous se précipitent sur les opportunités de travail. Et de la motivation et du courage, il en faut pour contrer les moments de creux, qui peuvent être décourageants parfois, le métier demandant un énorme investissement en temps et en énergie.
Elle enchaîne donc les castings, pour les pubs, pour des courts ou des long-métrages, pour des animations diverses dans des écoles, .... Les premiers furent difficiles : s’habituer aux regards, à l’analyse parfois un peu rude de gens du métier, à cette façon d’être regardée et critiquée. Mais au contact de ces différents castings, l’expérience finit par rendre blindé, et le fait de les aligner permet de se forger une belle assurance, et d’apprendre à mettre ses bons atouts en avant.
En 2011, l’auteur contemporain Pierre Notte, fait une adaptation de sa pièce « par la fenêtre ou pas », et permet à la troupe de Raphaëlle -Simone et compagnie-, de se produire à la Manufacture des Abbesses de Paris. Durant le mois de juillet, ils ont joué cette pièce, qui a drainé un nombreux public, étonnant pour une période estivale réputée creuse. Les critiques furent bonnes et encourageantes pour les comédiens, qui ont énormément investi pour la création de cette pièce.
Leur rêve serait de la produire au festival d’Avignon, mais les places y sont très recherchées et chères, et les moyens manquent.
..... voici le lien youtube pour le teaser de la pièce "Par la fenêtre ou pas
" http://www.youtube.com/watch?v=x_JVDmXwtrA ....... et voici un extrait de la pièce http://www.youtube.com/watch?v=ZzqREVAtDgQ&hd=1 site : www.simoneetcompagnie.fr
Dans ses activités actuelles, il y a désormais l’écriture pour des pièces de théâtre. Avec des projets en continu dans la tête, elle se balade toujours avec un cahier qui se remplit d’idées, de notes, dans un coin de bistrot, dans le métro, dans les loges. Et elle devrait obtenir son statut d’intermittente du spectacle, qui lui permettra de joindre les deux bouts lors de périodes creuses. Et pour cela, elle a donc déposé ses papiers à Paris en 2011. Moment particulièrement spécial pour notre montheysanne de cœur, qui vit actuellement le rêve qu’elle aurait difficilement imaginé il y a peu, pouvoir vivre un jour de cette passion.
« LA VERITE EST SUR LES PLANCHES (le nouvelliste du 3 aout 2011),
Un beau jour, elle a décidé de suivre son envie. Son irrésistible besoin de devenir comédienne. Elle a donc abandonné un métier qui lui assurait un joli salaire mensuel et sa vie bien confortable en terre montheysanne, pour suivre sa passion. Quatre ans plus tard, elle dit n’avoir aucun regret. A la voir déambuler dans les couloirs du métro et dans les rues parisiennes, impossible d’en douter : Raphaëlle Spagnoli a apprivoisé Paris, sans pour autant perdre ses racines.
Elle a osé. Parce que pour elle, la vérité est sur les planches. Parce que la vie est trop courte pour avoir des regrets. Parque qu’elle a su s’écouter et prendre sa vie en main.
Et elle vit aujourd’hui son rêve. Oh, pas celui d’être une star du showbiz et la proie des paparazzi ; non, celui d’être sur les planches, simplement. Pour se sentir exister. Pari réussi. »
Christine Savioz, journaliste