Biographie

Né en novembre 55, Jean-Michel Cherix commence la musique à l’âge de 6 ans. Jusqu’à 12 ans, il apprend successivement le violon, le tambour et la trompette dans différentes écoles de musique de Monthey. Vers 12 ans, il se passionne pour la batterie, et commence à jouer pour des petites soirées et des bals, d’abord à deux musiciens, puis dans différents orchestres de danse de 5/6 musiciens, qui étaient à l’époque très courants.

 

                                   1ère photo à l'occasion d'un petit bal de société en 67

 
A 14 ans, en 69, en plein avènement du pop et du rock, et grâce à l'argent gagné lors des bals et des soirées dansantes, il s'achète sa première batterie, puis une guitare électrique et une basse, et apprend à en jouer en autodidacte. Il forme alors son 1er groupe, à l'âge de 15 ans avec des copains et ses 2 soeurs Chantal et Mari-Jo, groupe de reprises pour le bal, et en même temps des reprises rock. Il commence également à composer et à arranger. Ce groupe s'est produit dans de nombreuses fêtes et concerts de la région.
 
Il travaille actuellement sur les guitares électriques : Ibanez, godin, Yamaha / les guitares acoustiques Takamine et Yamaha. Et sur la batterie Roland V drums TD 20 pour les cours. Les basses : fretless basse Ibanez, 4 cordes Ibanez (merci Fabrice !) et une 6 cordes Tune.

 
                                           

 

 

Dès l’âge de 14 ans, avec les moyens du bord (un pick-up mono de l’époque dont le haut-parleur était niché dans le couvercle), il s’acharne à transcrire les parties basses, guitares, piano, batteries et les arrangements de cuivres de groupes tels que Chicago , Blood Sweat and tears, ainsi que d’innombrables formations cultes de rock blues et hard rock de cette période (Deep Purple, Cream avec Clapton, Creedence, Led zeppelin.....). Il passe des heures dans une petite buanderie qui lui sert de local, aimablement prêtée par des parents plus que compréhensifs, à répéter inlassablement de courts extraits de chansons pour en tirer toutes les notes et les subtilités. C’est comme cela qu’il a appris la composition, l’harmonie, et la façon d’arranger cuivres, rythmiques ou claviers

 

Vers 17 / 18 ans, parallèlement à sa participation à différents groupes de la région, en tant que bassiste, batteur ou guitariste, il prend quelques cours de percussions/batterie classique avec jean Balissat, et obtient un certificat. Et commence un apprentissage d’infirmier en psychiatrie. A 22 ans, alors marié à Doris, et avec 2 enfants, il s’inscrit aux cours de guitare classique au conservatoire de Sion, successivement chez R. A. Aeby, puis chez Alexandre Rodriguez pour l’obtention du certificat en guitare classique, en même temps que celui de solfège chez Sœur Elisabeth. Il fait également une année de perfectionnement en percussion classique (caisse claire et rythmique avancée) chez Pierre Métral en 81 à Sion. Puis touche à la guitare jazz en suivant quelques semestres à l’école de jazz de Montreux.

 

 

 

                                      

                          dans le local de cours, en période de réorganisation des méthodes de cours pendant l'été 05

 

 

Très curieux lorsqu'il s’agit d’instruments de musique, il se met à étudier la pedal steel guitar, typiquement utilisée en country, et le hackbrett, plus particulièrement dédié à la musique folklorique. Sa passion pour la folk musique et le country, et la musique brésilienne lui font travailler assidûment la guitare acoustique dans les formes finger picking, flatt picking, slide, blues acoustique, ainsi que la bossa nova pour la musique populaire brésilienne.

 

 

                                

 

un hackbrett construit dans le Haut-Valais, et une pedal steel, 2 instruments qui étaient utilisés pour les bals d'une époque assez lointaine. La pedal steel est encore jouée lors de certains concerts du Cem acoustique.

 

 

 

 

Entre ses 18 et ses 24 ans, il joue de la batterie dans un groupe de jazz (Butajazz), est toujours batteur d’une société de musique (La Lyre de Monthey, dans laquelle il restera plus de vingt ans), compose et arrange pour son propre groupe (Argile, puis Black Basket et Lucky shambles) joue de la basse dans un groupe rock latino (Flore), et soutient parfois des chanteurs ou chanteuses de la région. (Pascal Rinaldi, Romaine, Serge Cosandai, Brigitte Morier…), soit à la guitare ou à la basse, ou encore en tant que batteur.

Puis, c’est la découverte et la passion des musiques afro-cubaines, des rythmes latins et brésiliens, de la salsa. Il travaille et étudie les percussions, congas et timbales, toujours en déchiffrant disques et vidéos, qu’il enseignera dès 85.

 

                               

 

Antimatière (fin des années 80) avec Patrick Perrier et Alain Wirthner / avec Henri Guédon, dans la période de préparation de la grande parade populaire montheysanne de 86.

 

Dès les années 80, son groupe devient un véritable band de 10 à 16 musiciens parfois, avec section de percussions et 6 cuivres pour certaines occasions. (voir site www.luckyshambles.ch)

 

                                         le groupe Argile début des années 80 / puis le groupe Black Basket, près de 15 musiciens à certaines occasions. 

 

C’est en 81, à l'âge de 26 ans, après avoir donné quelques cours à des copains ou connaissances, qu’il décide de quitter son travail d’infirmier en psychiatrie, pour fonder sa propre école de musique, et enseigne batterie, basse, guitare électrique et acoustique, puis percussions.

 

                             

 

 les chanteurs du CEM pour les premiers concerts : Pierrot Haeberli, Carmelo Rolli, Pascal Bérod tout à droite, à la guitare James Zufferey

 

 

Pour l'anecdote, un fait sera déclenchant à cette décision. A l’époque, les écoles de musique n’existait tout simplement pas quand on s’intéressait au rock plutôt qu’à la musique classique. La seule école connue de l’époque était la jazz school de Berne, plutôt axée sur le jazz « classique ». Ayant appris qu’à Morges, un batteur connu de la RSR y donnait des cours, Michel s’y inscrivit pour améliorer son jeu de batterie et voir à quel niveau il se situait. Après discussion avec le professeur, rendez-vous est pris pour un cours de niveau avancé, et départ sur Morges. Imaginez le temps qu’il a fallu pour s’y rendre en train ! Sur place, dans une grande salle, une quinzaine d’élèves, éparpillés, pour lesquels la première chose à faire en entrant était de passer vers le prof lui régler son dû, ce qui le dérangeait en permanence. Au tableau une simple phrase facile pour le niveau avancé même pour l’époque. Et chaque batteur de se succéder sur l’unique batterie du lieu pour y jouer la phrase une dizaine de fois. Après ce cours, il n’y eu plus de voyage sur Morges, et dans le train du retour, la décision fut prise de créer une école de musique qui apprendrait la musique du moment, du rock au pop, et les groupes et chanteurs (ses) stars de l'époque.

 

 

 

                       les choristes du CEM rock en 89

 

Dès 85, c’est le développement extraordinaire de l’école, qui devient le C.E.M. pour Centre d’Etudes Musicales, formera des centaines d’élèves, et qui depuis quelques années, a une liste d’attente pour ses cours. A cette époque, c’était la seule école de ce type, enseignant les instruments du folk au rock, en passant par le métal et la fusion. Ce qui lui valut nombre d’articles de presse et plusieurs interviews sur la RSR. Le C.E.M. a organisé de nombreux concerts pour présenter ses élèves en public, ce qui a contribué à l’aura de cette école pas comme les autres. Dans ces différents concerts qui font salles combles dès les débuts, les plus grands groupes, artistes ont été repris avec un travail remarquable des élèves les plus avancés. Citons notamment pour la guitare Van Halen, Satriani, Steve Vai, parmi des dizaines d'autres pointures, ainsi que pour l’acoustique, Al di Meola, Paco de Lucia, Rodrigo y Gabriela ...... Et bien des grands noms de la basse, de la batterie et des percussions ont été présentés en public lors de concerts spéciaux à thèmes. (Voir sous rubrique cem rock ou acoustique).

         1er concert pour Gaëtan, en 85

 

 

De 92 à 96, il participe en tant que membre au conseil de la culture du canton du Valais, qui servait alors de soutien à de nombreux créateurs, musiciens, groupes et créations valaisannes.

 

Depuis des années, son local de cours/répétition peut également enregistrer les groupes issus de son école et leur permettre ainsi de promouvoir leur groupe avec un cd démo. Lui-même y a fait enregistrer son groupe Lucky Shambles, (groupe de 11 musiciens pour lequel il compose et assume les arrangements) pour un 1er cd intitulé big latin rock, (sept 97) qui a eu un excellent succès local puisqu’ils ont pu écouler des centaines de copies de leur cd. Ont suivi ensuite un cd single Maria, plus particulièrement prévu pour la promo, puis un deuxième opus, Lucky Shambles sorti en 02 avec quasiment le même impact que le premier cd. 

 

 

 

                             

                                promo des 2 premiers cds de Lucky Shambles

 

 

Actuellement, à part son travail de professeur de musique, ses activités pour les enregistrements, les compositions pour son groupe Lucky Shambles, les mises à jour de ses diverses méthodes de cours (pour 5 instruments différents), et les transcriptions régulières pour l’organisation des concerts annuels rock et acoustique de ses élèves, il joue également dans un groupe de flamenco de la région, SON DEL SUR, ex-Nueva Generacion, d’un instruments qu’il affectionne particulièrement, la basse fretless. A l'occasion du FOJE, organisé dans le Chablais en janvier 2005, il participa en tant que bassiste à un groupe de Frank Master, the Neighbors big band, dans un style "electro-jazz with a funky groove", à l'occasion de la soirée d'ouverture des jeux. 

 

 

                             Montage photo pour Black Basket

 

 

 

INFLUENCES :

Des dizaines de musiciens ou groupes de tous styles; au début, les principales furent les groupes comme Cream avec Eric Clapton, Deep Purple, Cactus et Black Sabbath, Led Zeppelin pour les principaux. Ses premiers accords, rythmes de batterie et lignes de basse, il les doit principalement à ces groupes, précurseurs du heavy métal et du hard-rock. Rapidement, il s’est pris de passion pour le groupe américain Chicago avec sa section de cuivres et sa musique fusion jazz-pop-rock très ouverte.

Puis au fil des ans, son horizon s’élargit aux groupes Santana, Irakere, Paquito de Rivera (qui a été sa référence pour les musiques latino américaines), Michel Camillo, Van Halen, Red Hot Chili Pepper, Infectious grooves, Paco de Lucia, Gloria Estefan pour les arrangements et la production, Marc Ribot dans sa phase cubaine, pour ne citer que les plus importants. Mais les découvertes principales, les révélations et les coups de cœur, les musiciens pour lesquels il a une grande reconnaissance, (des heures de transcriptions acharnées, d’écoutes et d’études), viennent en premier lieu des musiciens suivants :

Steve Gadd, Ignacio Berroa, Dave Weckl (batteries) …

Jaco Pastorius, Carlos Bénavent et Anthony Jackson, Brian Bromberg, Marcus Miller (basses)…

Van Halen, Eric Clapton dans sa période Cream, John Scoffield, Mike Stern, Grant Geissman, Paco de Lucia (guitares)…

Le saxophoniste Paquito de Riviera et ses nombreux excellents musiciens, (pour les arrangements latins), les pianistes Michel Camillo, Chick Coréa…

Les percussionnistes afro-cubains Giovanni Hidalgo, Alex Acuna, Orestes Vilato et Raoul Rekow du groupe Santana. Santamaria, Ray Barretto…   

             

                  Lucky Shambles au Veaudoux (2000)

 

 

COMPOSITIONS:

Dès 83, il organise avec son école de musique, des concerts pour faire jouer ses élèves en public. Il doit donc transcrire tous les titres qui vont figurer au programme de nombreux concerts rock et acoustique du CEM qu’il a produit à ce jour, ce qui fait plusieurs centaines de morceaux depuis 83. Tous les groupes importants et les découvertes des différentes années y sont joués ainsi que les grands classiques (titres et groupes). Toutes ces expériences de transcriptions lui ont servi pour le sens de la mélodie, des harmonies et des arrangements.

 

Il a commencé à composer dès l’âge de 14/15 ans, et a formé son propre groupe à l’âge de 15/16 ans. Qui a eu pour noms successivement : Speedkings, Argile, Black Basket puis depuis le premier enregistrement : Lucky Shambles. Groupe dont il fait depuis les débuts les compos et les arrangements. Le fait de se sentir bien avec ses instruments, de pouvoir composer tant a la guitare, qu’à la basse, à la batterie, au piano, ou parfois même aux percussions, permet de composer en tout temps, de ne pas avoir de « pages blanches ». Quand ça ne marche pas avec un instrument, il passe simplement à un autre. Parfois, il chante dans un dictaphone une mélodie, un riff, et compose ainsi rapidement un morceau. Ensuite, il le met en boite dans l’ordinateur, par le biais de ses claviers, et en finit l’arrangement pour tout le groupe.

 

 

                        Philippe, MIchel, Mimsy et Doris CEM rock, années 95 env

 

COMPOSITIONS : styles

Avide de découvertes musicales, d’essais, de mélanges d’instruments, il écoute de tout, est sensible autant au folklore qu’au rock, au métal qu’au jazz et aux BO de films. Il a fait attention dès le 1er cd de son groupe à mélanger les genres pour habituer les auditeurs, le public, au côté joyeux désordre de sa musique (en traduction : LUCKY SHAMBLES).Ce qui leur permet d’être hors normes et hors modes. Ce qui est agréable et motivant pour les musiciens, en évitant une routine qui souvent finit par étouffer les groupes. 

 

avec une guitare signée par Henri Guédon, artiste martiniquais 

 

Un titre acoustique, ou un rock déjanté, quasi punk, un titre salsa, un riff ternaire… Des chansons comme des instrumentaux. Des titres puissants et festifs, ou au contraire très mélodiques et sensuels. Il pratique volontiers l’humour et la dérision dans ses compos, et certains morceaux sont composés à partir d’idées ou de situations cocasses ou humoristiques (Tequila, Fretless, Zimboum blues, Love affairs…) Et ces titres aident pour les ambiances scénique La liaison se fait naturellement par la voix chaleureuse et naturelle de Mimsy, la chanteuse du groupe, et par l’utilisation des cuivres et les percus ou effets électroniques.

Depuis les années 90, il s’est également beaucoup investi dans les idées de production, de sons. Et dans l’écoute de l’arrière d’un morceau, les idées sur les arrangements, les trouvailles d’effets sonores. Il aime le fait qu’un morceau puisse se découvrir sur la distance, pour qui est sensible, et attentif aux arrangements musicaux.Voir sous liens : www.luckyshambles.ch